AGIR POUR LA VIE, RETOUR A LA TERRE !

L’École Soufie Internationale a défini un programme intitulé  Agir pour la vie, Retour à la Terre , qui apporte sa vision profonde de la non-violence comme un mode de vie alternatif, accessible à tout être humain. Cette vision se déploie avec la mise en place d'une économie par les moyens de la paix, qui est la 10e étape du Chemin Initiatique de la Paix, et culmine avec le service à l’ensemble de l’humanité selon le modèle prophétique.

 

 

 

 

 

Cependant, une telle vision ne peut être réalisée qu’en développant une nouvelle conscience, qui se traduit par un diagnostic profond de l’état de la société et conduisant ainsi, inévitablement à des réponses créatives et innovantes. Selon les analyses de Cheikh Aly N’Daw, directeur de l’École Soufie Internationale et fondateur d’EcoPaix: « La situation en Afrique est composée uniquement de solutions, mais les gens préfèrent penser aux problèmes! »

« Aucun problème ne peut être résolu si on ne change pas le niveau de conscience qui se trouve à la base de ce problème. »

 

Albert Einstein

L'expérience de Pout, Sénégal
A la brasserie,
ile Maurice

Le diagnostique: Voir la realité en conscience

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette vision d’une économie par les moyens de la paix a d’abord été expérimentée au Sénégal, dans le village de Pout, où l’École a acquis 10 hectares de terre en 2006. Depuis lors, Pout constitue le cadre expérimental pour mettre en place une alternative économique, un retour à la terre par le biais de la non-violence dans un lieu de stase sociale et économique où:

 

• Le manque d’eau a conduit les paysans et les jeunes

  loin de leur terre.

La majorité des femmes sont devenues vendeuses de  

   mangues.

• La petite entreprise est en plein essor au détriment de

   la production.

 

 

 

Tous les Êtres de Paix ont clairement démontré que tous les problèmes au niveau mondial ne peuvent être résolus que par des moyens non violents. Gandhi en Inde, Wangari Mathaai et Cheikh Ahmadou Bamba en Afrique, William Penn en Pennsylvanie, Muhammad Yunus au Bangladesh, sont tous, consciemment retournés à la terre afin de proposer une alternative aux problèmes de leur société. Dans leurs traces, l’École travaille à reconstruire la relation naturelle qui doit lier l’homme – qu’il soit propriétaire terrien,  paysan, producteur ou consommateur à la terre, afin qu’il devienne acteur de solidarité et de partage.

 

Ainsi, à Pout, jour après jour, Cheikh Aly N’Daw s’efforce d’éradiquer la relation employeur-employé, de sorte que chaque personne sente qu’il est un acteur, agissant en conscience, en développant d’abord en lui toutes les vertus nécessaires pour une gestion équitable de la terre et de ses avantages.

 

La terre

est au coeur

de la paix

mais aussi

au coeur

de beaucoup de

guerres

Avec la mondialisation, la même réalité est vécue un peu partout dans le monde. Les grands propriétaires terriens ont les moyens de réhabiliter les terres abandonnées et les paysans agriculteurs sont contraints de vendre leurs terres pour survivre en raison de la pénurie d’eau, de manque de semences, de compétences techniques et des marchés. Ainsi réduit à un simple travailleur saisonnier, le paysan voit son amour de la terre disparaître complètement. En effet, le propriétaire terrien n’est motivé que par la demande du marché et le paysan, privé de sa dignité, car attendant son salaire, est piégé par le gain rapide et la facilité.

 

À la fin, la relation entre l’homme et la terre est détruite. La terre nourricière se retrouve dans une situation de mort lente organisée dans un but lucratif et devient une victime de la cupidité de l’homme.

Une alternative créatrice: L'expérience de la conscience

Un diagnostic de la situation à l'ile Maurice

Le but est de reproduire ce projet dans autant d’endroits que possible à travers le monde et l’île Maurice est l’un des premiers pays où le modèle est mis en œuvre sur le terrain de l’École à La Brasserie depuis 2009. Le contexte est bien sûr différent, d’où les défis et les attentes particulières. Mais le cœur du problème reste le même : l’homme a perdu son lien vital avec la terre et est victime d’une cupidité sans fin !

En effet, dans cette île qui se développe rapidement, la grande préoccupation, c’est que les Mauriciens ne bénéficient pas tous de la transition économique et financière du pays. 

En même temps, une telle situation n’est pas surprenante, car le système financier soutenant notre ordre social actuel a toujours fonctionné de façon pyramidale : les quelques riches au sommet tandis que les pauvres, qui représentent la majorité sont au bas de l’échelle. Face à la croissance rapide de son économie, l’Ile Maurice court le risque de creuser davantage de divisions entre les différentes classes de sa population et de gâcher ses ressources naturelles, limitées et non renouvelables.

 

Le résultat est tout à fait regrettable car la majorité des Mauriciens sont devenus des consommateurs typiques avec absolument aucun entraînement à produire et à devenir des « acteurs de développement ». En conséquence, le pays est contraint d’importer une quantité importante des légumes qui auraient pu et auraient dû être cultivés localement. La mentalité qui accompagne cette réalité, c’est que pour reussir dans la vie, il faut obtenir de bonnes notes à l’école pour ensuite avoir un bon travail en tant que professionnel. Le travail de la terre est considéré comme étant des plus dégradants. La génération contemporaine ne reconnait pas le travail de ses ancêtres et ne se sent nullement concernée quand il s’agit de la préservation de la richesse naturelle de l’île.

 

 

Une alternative socio-économique plus consciente

 

Le gouvernement mauricien a heureusement lancé le projet « Maurice, île durable ». Ceci fournit une plate-forme appropriée pour EcoPaix qui commence à développer et mettre en œuvre une économie par les moyens de la paix à l’ile Maurice. L’objectif premier d’EcoPaix n’est pas seulement de faire de Maurice une île durable, mais d’éveiller la conscience de chaque Mauricien à la nécessité de revenir à la terre pour développer des alternatives novatrices aux problèmes actuels qui prévalent aujourd’hui dans le pays. Car revenir à la terre est la seule façon d’effectuer un changement durable sans aucune forme de violence.

 

Les Êtres de Paix nous ont montré la voie. Nous n’avons simplement qu’à suivre leurs traces, si nous voulons egalement accomplir ce qu’ils ont accompli. 

 

"On ne peut croire en un idéal de non-violence

et ne pas travailler à faire du monde un meilleur endroit."

 

Cheikh Aly N'Daw

© 2018 International Sufi School 

RETOUR A LA TERRE,

L'EXPERIENCE D'UNE NOUVELLE CONSCIENCE